Rodez, entre cours et jardin
Entre cour et jardin, le palais est le témoin de ses différentes époques de construction. Les différents styles architecturaux qui délimitent la cour en font un espace néanmoins cohérent et hiérarchisé. Si au XVIIème siècle le jardin s’ouvrait davantage vers le Nord et sur le grand paysage, les constructions des dernières décennies tendent à renverser le regard vers la cathédrale et son clocher, véritable repère dans la ville.
Le long des arcades, des Glycines-Wisteria floribunda macrobotrys sont plantées. Elles rejoignent une structure métallique en partie haute des remparts et forment un plafond de fleurs. Leur couleur rappellera les lilas anciennement plantés. Les plantations de Garrya elliptica masqueront à terme les enduits peu satisfaisant des arcades évitant ainsi leur réfection.
L’aménagement du jardin propose l’inversion du fonctionnement présent, hérité d’une période de retrait des activités du palais. En effet, le site se prépare à être un nouvel espace public pour les Ruthénois et les touristes, un espace de respiration et de fraîcheur. Le jardin retrouve une centralité par la mise en place d’un bassin, offrant un lieu de repos et de contemplation.
Le verger, patrimoine végétal, est conservé dans son intégralité, et les fruitiers qui le composent servent de support au genre Clematis, qui grâce à des pépiniéristes remarquables comme Arnaud Travers, continuent de développer et d’enrichir la palette de ce genre. La diversité des cultivars permet d’animer le jardin à la sortie de l’hiver jusqu’au dernier frimas.
perspectives: @Malcolm Dax
